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Consommation de substances chez les lycéens

Consommation de substances chez les lycéens

Selon l’enquête internationale ESPAD, la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis est en recul chez les lycéens en France. Des résultats encourageants qui doivent inciter à poursuivre les actions de prévention et de lutte contre les consommations de substances.

Zoom sur les résultats

L’observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) publie tous les 4 ans un rapport européen pour faire le point sur les consommations de stupéfiants des jeunes âgés de 16 ans.

L’enquête en France a été réalisée auprès des lycéens, toutes filières confondues, soit 6 642 élèves interrogés anonymement. Elle montre ainsi une large diffusion des substances psychoactives auprès des lycéens mais un recul sensible des usages, notamment pour les plus jeunes.

Les résultats européens (35 pays) confirment ce recul de consommation chez les adolescents, mais souligne la pratique de la consommation occasionnelle excessive d’alcool toujours inquiétante.

- Le cannabis est partout la première drogue illicite et la plus accessible.

- Une petite minorité d’élèves consomment des produits comme les amphétamines, l’ecstasy ou la cocaïne

- Un petit nombre a aussi déclaré avoir expérimenté de nouvelles substances psychoactives (NSP).

- Accès encore trop facile des lycéens au cannabis et aux drogues illicites.

Alcool et binge drinking

La consommation récente d'alcool des jeunes en France (53%) est légèrement supérieure à la moyenne européenne (47%).

Ce sont plutôt les garçons (20%) qui en ont un usage régulier, c'est-à-dire plus de 10 fois par mois, comparé aux filles (10%). Et il apparaît que c'est entre la seconde et la terminale que cet usage augmente fortement puisqu'il passe de 10% à 21%.

Si les alcoolisations ponctuelles importantes (API ou binge drinking) sont moins fréquentes en France que dans les autres pays européens, il n'empêche que 41% des lycéens déclarent avoir eu au moins une ivresse dans le mois, et 16% affirment en avoir eu trois.

Avec une légère baisse des expérimentations d’alcool par rapport à 2011, une large majorité des lycéens (86,6 %) disent avoir bu au cours de leur vie. Et ils sont déjà 80 % des collégiens de troisième à tenir les mêmes propos. 

resultats alcool

Cannabis 

L’accès à cette drogue apparaît plus aisé dans notre pays : le nombre d’occasions de consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois est plus important en France, Italie, Liechtenstein, aux Pays-Bas et en Bulgarie.

Au niveau de la consommation de cannabis, la première expérimentation se fait généralement en classe de quatrième. 

- Plus d'un élève sur deux en terminale a essayé le cannabis. 

- Un tiers des élèves (34,8 %) de seconde affirment avoir fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie.

- Et à la fin de l’année de terminale, ils sont cette fois 54 % à avoir consommé de l'herbe ou de la résine.

- En ce qui concerne l'usage régulier de cannabis, il reste stable entre 2011 et 2015. Ce sont 10% des garçons et 5% des filles qui en consomment régulièrement.

- « Au total, 44 % des lycéens en ont déjà fumé en 2015, les garçons plus que les filles (46,4 % vs 41,7 %), et 36 % en ont consommé au cours de l’année » décrit l'OFDT.

- La France est le pays d'Europe qui a le niveau d'usage de cannabis le plus élevé parmi les jeunes de 16 ans.

resultats cannabis

La fréquentation féminine des CJC

« En 2015, l’écart entre la consommation récente des garçons et des filles était de 3 points contre 17 points il y a quelques années, explique Olivier Le Nézet, chargé d’études à l’OFDT. Quand le cannabis a commencé à se diffuser dans la société, ce sont plutôt les hommes qui s’en sont emparés. On observe cela pour tous les produits : dans l’univers des substances illicites, les hommes sont plus expérimentateurs ». La différence entre les sexes est aujourd’hui moins marquée.

La hausse de consommation chez les lycéennes ne s’est pour autant pas accompagnée d’une hausse de la fréquentation des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) pour ce public.

Dans sa revue Tendances de mars 2016, l’OFDT note que 82 % des jeunes qui ont consulté pour un usage de cannabis étaient des garçons. « Cela suggère que les filles ont moins accès à ces consultations, pour des raisons qui restent à déterminer. D’autant plus que les données montrent qu’elles sont plus réceptives au discours formulé autour des CJC », explique Olivier Le Nézet.

Les profils des filles qui viennent en consultation semblent avoir davantage de troubles anxieux que les garçons. « On retrouve chez elles des usages assez classiques, avec des consommations en groupe ou seules, mais elles sont plus nombreuses à exprimer des angoisses et un manque de confiance comme causes de leur consommation », rapporte Olivier Phan.

Selon les données de l’OFDT datées de 2011, « 18 % des jeunes de 17 ans ayant consommé du cannabis au cours de l’année présentent un risque élevé d’usage problématique, voire de dépendance (23 % pour les garçons et 13 % pour les filles), ce qui correspond à 5 % de l’ensemble des adolescents de cet âge (7 % pour les garçons et 3 % pour les filles) ».

Résultats de l’enquête ESPAD 2015 : Les drogues durant les « années lycée »

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escad

Sources :

Doctissimo.fr

Pourquoidocteur.fr

Leparisien.fr

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